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Atelier Espace Fabrik

This article was originally published in French. Read the English translation.

Camélia St-Cyr Robitaille raconte comment son école de couture lancée en 2012 s’est transformée en Atelier Espace Fabrik, une boutique-école écoresponsable, en 2022. Animée par une passion pour l’enseignement et la récupération de tissus deadstock, Camélia décrit ses inspirations, ses défis et ses aspirations futures pour son espace créatif et sa communauté qu’elle a créée.

Qu’est-ce qui t’a poussée à lancer un magasin ?

Ça a commencé avec mon école de couture, lancée en 2012. Puis en 2022, on a déménagé pour agrandir. J’avais toujours eu envie d’aller plus loin. Un jour, à Paris, j’étais allée dans un café couture Sweatshop paris Je m’étais dit : « Un jour, je vais faire ça. ».

Avec ma mission écoresponsable, je n’achète que du tissu deadstock de designers montréalais. Un an avant de déménager, j’ai donc commencé à aller chez les designers pour accumuler des tissus.

En 2022, on a décidé d’agrandir les salles de classe et d’avoir une portion boutique, ce que je ne pouvais pas avoir dans mon ancien local. Ce qui m’a poussée, c’était aussi de rendre accessibles des tissus de seconde main et deadstock, et d’offrir cela directement à mes étudiants pour éviter de les envoyer ailleurs. Tout avoir sur place, c’était plus simple pour eux.

D’où vient le nom ?

Ça a été long et laborieux. « Espace », c’est vraiment plus qu’un lieu. Je ne voulais pas que ce soit uniquement axé sur la couture, surtout en sachant que j’allais vers quelque chose de plus large. On touche maintenant à tous les types d’arts textiles. C’est un espace rassembleur, avec des clubs sociaux de couture, de tricot, etc. « Fabrik », ça vient un peu de fabrication, de fabrique, et aussi du tissu. C’est de là que c’est venu.

Ta partie préférée et la partie que tu détestes le plus, liées à la gestion d’entreprise ?

Ma partie préférée, c’est vraiment enseigner. J’adore aussi aller à la recherche de nouveaux tissus : je ne sais jamais sur quoi je vais tomber, contrairement à travailler avec des fournisseurs où il est possible de choisir directement. J’aime aller rencontrer les designers et tomber sur des coups de cœur.

J’aime aussi le contact avec les clients, trouver des solutions pour leurs projets.

La partie que j’aime le moins, c’est la comptabilité. Mais je commence à déléguer un peu plus.

Tes créateurs ou patrons favoris ?

Dernièrement, je couds beaucoup avec Helen’s Closet. J’adore aussi les pantalons de Daughter Judy. Ce sont vraiment les deux designers entre lesquels je vogue ces temps-ci. Je n’ai pas nécessairement un patron coup de cœur unique : j’aime explorer.

Un autre magasin que tu admires ?

J’aime beaucoup Les Faiseurs, une boutique-atelier de poterie. J’admire aussi Les Mauvaises Herbes. Dans le domaine textile plus spécifiquement, à Vancouver, il y a Blackbird Fabrics. Au niveau entrepreneurial, je les admire beaucoup.

Aurez-tu des conseils pour quelqu’un qui voudrait ouvrir sa propre boutique ?

D’y aller avec ses envies, ses ambitions, ses coups de cœur. J’ai fait l’erreur au début de choisir des choses en me disant que les gens allaient peut-être aimer ça, alors que moi non. Et ça ne marche pas : si je n’aime pas un produit, je n’arrive pas à le vendre.

S’entourer des bonnes personnes, c’est aussi important pour faire monter le projet.

Qu’est-ce qui t’excite le plus pour l’avenir ?

Récemment, j’ai agrandi l’équipe. Je me demande si je n’ai pas besoin d’agrandir encore plus, surtout l’équipe boutique. Ça m’allume beaucoup, l’idée d’aller encore plus loin.

Et depuis deux ans, je veux organiser une retraite de couture à l’extérieur de la ville. On en fait déjà à Montréal, mais j’aimerais en faire une dans un endroit plus nature. Comme je délègue plus, je prends enfin le temps de faire avancer ce projet. J’espère que ça pourra se réaliser au printemps.